Habiter la blessure

Aimé Césaire, la négritude et l’héritage béké · Essai · 184 pages · Guillaume de Reynal

Couverture de Habiter la blessure

L’ensauvagement explique ; il n’acquitte pas.

Résumé

« J’habite une blessure sacrée », écrivait Aimé Césaire. Mais que devient ce vers lorsqu’un Blanc créole, un béké, héritier des maîtres d’habitation, entreprend de le lire ?

Guillaume de Reynal relit l’œuvre de Césaire depuis le bord d’où on l’éprouve rarement : celui des descendants des planteurs. Replaçant chaque texte dans son temps — du Cahier d’un retour au pays natal au Discours sur le colonialisme, de la départementalisation de 1946 à Une tempête — il suit un seul fil, le verbe « habiter », et une seule exigence : nommer la fracture sans la fuir.

Ni confession, ni plaidoyer. L’auteur refuse l’auto-absolution autant que la fausse symétrie : l’ensauvagement colonial explique, il n’acquitte pas. De la plantation comme matrice jusqu’à la « dette de vérité » d’aujourd’hui, ce livre cherche le seul lieu d’où un héritier puisse parler sans mentir.

Nommer la fracture sans la fuir.

Informations

  • Genre : essai
  • Pages : 184
  • Prix : 19,50 €
  • ISBN : 979-10-424-5659-7
  • Éditeur : Bookelis (auto-édition)
  • Parution : 2026